Brimwood College

Une guerre se prépare. Les éléments s'éveillent. Quel camp choisirez-vous?
 
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 Classe #403

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Lance Holloway

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MessageSujet: Classe #403   Mar 5 Juil - 23:38

Lance déambulait dans le corridor et à chacun de ses pas, il se demandait « qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que je fais? Arrivé devant la salle de classe numéro 403, il se figea.

Qu'est-ce qui m'est passé par la tête?

Qu'est-ce qu'il lui prenait?

Auparavant, jamais il n'aurais eu cette idée, et il aurait encore moins été jusqu'au bout! Mais il devait se rendre à l'évidence que tout ce qu'il faisait - le sport, les arts martiaux, les exercices de contrôle - n'était pas suffisant.

Il avait encore failli péter un plomb à la dernière pratique des Dragons. Et il ne pouvait pas se permettre un faux pas! Même si cet abruti de Davis tentait de le narguer, il ne pouvait en aucun cas se laisser emporter. Et ça c'était rien! Cette camaraderie un peu dure était plutôt courante dans  le milieu universitaire. Il n'y pouvait rien s'il était compétitif, s'il voulait se montrer meilleur que les autres, plus tough que les autres. Mais il ne pouvait pas laisser cet esprit de compétition l'embraser.

Et surtout, ils ne pouvaient pas savoir. Personne ne pouvait savoir.

Il avait trop à perdre. Il n'avait donc pas de risque à prendre.

C'est ainsi que lui était venu cette idée saugrenue. Il était prêt à tout faire pour se tempérer, apprendre à se calmer. Il était prêt, à tout faire, à tout essayer.

Et c'est la raison pour laquelle il se trouvait devant la porte de la classe #403 en ce jeudi matin, au lieu d'être dans son lit.

D'ordinaire il aimait les jeudis matins. C'était son seul matin de libre de toute la semaine. Son temps de paresse à lambiner dans le lit ou faire ce que bon lui semblait.

Et il faisait une croix dessus pour un cours d'art.

Je deviens complètement dérangé.

Il secoua la tête comme pour effacer complètement cette idée et entra dans la classe.
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Casey A. Philips

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mer 6 Juil - 11:50

Il faisait excessivement soleil en ce jeudi matin. Plutôt que de choisir un chevalet près des grandes fenêtres comme la plupart des étudiants le faisaient, Casey avait préféré déplacer le sien dans un coin plus à l'ombre de la pièce, faisant ainsi face à la porte et à tous ceux qui y entraient. Le local ce situant au quatrième étage, la prof n'avait pas à ce soucier de fermer les rideaux pour s'assurer de garder une certaine intimité pour le model présent.

Elle était arrivée une bonne demi-heure en avance, parce que de un, elle était déjà levée depuis trois bonne heures au moins et que de deux... Bien elle aimait être à l'avance! Cela lui permettait de placer son matériel, d'attacher ses longs cheveux blonds en un chignon lousse, de mettre un chemisier d'homme d'un gris-bleu profond avec les manches roulées jusqu'au coudes pour éviter de se salir outre mesure et de choisir une musique mélancolique propice à l'art sur son cellulaire. Ok, certes, tout ça ne prenait en vérité que dix minutes de préparation maximum. Mais le vingt minutes restants, bien c'était pour être certaine d'être à l'heure... Elle détestait les gens en retard. Sauf, Cole, Cole était la seule personne qu'elle aimait tout de même.

8h55, la plupart des étudiants arrivaient enfin. Comblant toutes les places libres près de la fenêtre. Ne laissant qu'un ou deux chevalet près d'elle. Elle offrit un sourire à une connaissance qui était de l'autre côté de la salle avant de replacer pour une troisième fois sur son tabouret, à côté d'elle, ses fusains en ordre de grandeurs. Casey adorait ce médium et comble du bonheur, c'est celui qui serait utilisé aujourd'hui. Leur professeure, Mme O'Donald, venait d'entrer en compagnie du modèle pour le cours. Un homme corpulent qui risquait fort d'être intéressant à dessiner. Attendant que le tout commence, parce que le cours finissait toujours par commencer en retard à cause des retardataires, Cay en profita pour ramasser sa tasse et avaler une bonne gorgée de thé. Définitivement, elle ne s'habituait pas aux habitudes d'ici et à cette étrange dépendance au café qu'avaient les américains. Heureusement pour elle DavidsTea existait!

Jusqu'ici, elle n'avait pas vraiment fait attention à l'homme qui venait de s'installer à côté d'elle. Ce fut plutôt les «subtiles» gloussements dans la salle et les chuchotements entre ses camarades qui la sortirent de sa tête. D'un coup, pratiquement toutes les filles de la classe semblaient vouloir se mettre à leur avantage, comme si le roi Louis XIV en personne venait d'entrer ici, pour peindre du nu. La connaissance à qui elle avait souri plus tôt ne manqua pas l'occasion et vint la voir aussitôt.

- «Salut Casey! Ça va? (Elle ne prit pas la peine d'attendre la réponse) Dis, puisque tu es toujours de ce côté de la classe, toute seule, tu veux échanger de place avec moi pour aller près de la fenêtre. Entre copines, on peut bien faire ce genre de sacrifice. En plus, ça ne te ferait pas de tord, un peu de soleil.»

La belle brunette lui avait fait un clin d'oeil pour avoir l'air encore plus sympathique... Ou encore plus débile, selon les versions. Casey savait très bien qu'Élizabeth ne changeait jamais de place, les grandes fenêtres, ça lui permettait de bronzer pendant le cours lorsque la prof les ouvrait. De son accent british, elle refusa poliment le «deal du siècle» avant de remettre ses écouteurs, et de tasser son chevalet un peu plus vers la gauche, trouvant le nouveau venu un peu trop près de sa bulle.

Le cours commençait enfin. La professeure présenta le modèle, puis celui-ci alla se placer au centre de la pièce, enlevant la robe de chambre et dévoilant son imposant corps nu. Le cours commençait toujours par un échauffement. Plusieurs pauses de quelques secondes permettant de croquer rapidement et de manière gestuelle l'homme devant eux. D'un coup, l'atmosphère dans la classe changeait complètement, tous devenaient concentrés, tout devenait tellement plus zen.
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Lance Holloway

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mer 6 Juil - 13:24

En faisant son entrée, Lance jeta un rapide coup d'œil à la salle de classe, pour avoir une vue d'ensemble.

Et fut tout de suite frappé par une vision d'horreur.

Un gros tout nu! Un immense paquet de graisse dégueulasse, nu comme un vers et faisant la pause au milieu de la pièce!

Nan mais c'est quoi ça! Et qu'on essai pas de me faire accroire que ce gros tas de graisse est une nouvelle forme d'art! il vaut mieux que je déguerpisse et vite.

Les pensées se succédèrent à toutes vitesses dans sa tête. Allant de dans quel univers parallèle suis-je tombé? à je dois m'être trompé du classe. Assurément.

Pourtant, en jetant de nouveau un coup d'œil circulaire, il dût reprendre ses esprits bien vite.

Ouah le paquet de filles!

Euh... et bien oui, il était le seul gars. Ah et bien peut-être pas finalement, il y en avait un gars maigre aux cheveux longs cachés dans cette douzaine de filles.

Se rendant compte qu'il venait de rester de longues secondes figé devant le gars tout nu, il rajusta tout de suite ses traits de visage (qui exprimait très certainement la surprise, le dégoût et l'horreur) afin de les radoucir en un sourire en coin. Moqueur, détendu et à la fois tape à l'œil.

Car oui, tous les regards étaient rivés vers lui.

Et cela n'avait certainement rien à voir avec le fait qu'il était en retard ou figé sur place. Non non non. C'était simplement parce qu'il dégageait un charme éblouissant et qu'il était un amant à belles filles.

Parlant de belle fille, il dût se décider à bouger et prendre place devant le dernier chevalet de disponible, soit entre Monsieur-j'ai-les-cheveux-longs-mais-des-traits-absolument-pas-féminins et Mademoiselle je-suis-blanche-comme-un-drap-et-finalement-pas-mal-du-tout.

Minute. Deuxième coup d'œil vers la jeune femme qui triturait ses crayons de cires bizarrement tous noirs. Oui belle fille confirmé. Pâle, certes. Très pâle même; mais entourée ainsi de filles toutes plus bronzées les unes que les autres - même une fille au teint normal aurait l'air blême. Elle avait de très beaux traits de visage et son regard... wow.

Il arqua un sourcil en guise de salutation et ancra ses yeux dans les siens un moment un peu trop long.

Il réfléchit rapidement à ce qu'il était en train de faire, à la prochaine action à prendre.

Oui oui, le cours était commencé et il n'avait pas encore prit les jambes à son coup, trop scotché qu'il était par sa nouvelle trouvaille à la peau blanche comme neige. Il fit des sourires séduisant à l'assemblée de filles qui le regardait toujours, et retourna même le salut (en arquant un sourcil, comme toujours) d'une petite brunette qui l'avait appelé par son prénom.

Cette matinée commençait plutôt bien finalement. Et le soleil qui envahissait la pièce était éblouissant. Il caressait les cheveux les filles dans le cercle et miroitaient leurs bijoux en or ou en argent.

Ça c'était de l'art.

Pouvait-il dessiner les filles à la place? Il semblait que non - si les instructions de la professeure étaient à prendre au pied de la lettre...

Bah et puis pourquoi pas.

Après tout, dessiner un gros tout nu avec des crayons de cire bizarre, y a rien là.

Sauf qu'aucun crayon bizarre n'était pas mis à sa disposition.

Ayant trouvé son excuse pour aborder sa belle voisine étrange, il se tourna vers elle avec son plus charmant sourire:

- « Hey darling», dit-il en anglais, « pourrais-tu être un ange et me prêter l'un de tes crayons?»

Puis sans attendre sa réponse, attrapa le premier qu'il pouvait atteindre et flasha à son propriétaire un sourire en coin et des yeux malicieux.

- « Thanks darling»

Puis, il regarda le modèle, fit une grimace de dégoût et se mit à dessiner.

Sauf qu'il n'aurait jamais assez de papier pour faire entrer ce gros mollusque là sur une seule feuille.

Son talent pour les bonhommes allumettes ne lui serait malheureusement d'aucun recours.
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Casey A. Philips

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mer 6 Juil - 14:44

Habituellement, l'ambiance était calme, relaxante... Sauf que là, outre elle et Harry posé à sa gauche, personne ne semblait se soucier du modèle au centre de la pièce. Tous les regards se dirigeaient subrepticement sur le nouvel arrivé. Casey était sur le point de remettre ses gros écouteurs pour plonger dans son univers lorsque l'individu, tout droit sorti d'un film de spartiates avec sa belle gueule et son attitude de «Le monde est à mes pieds»,  se tourna vers elle et croisa son regard.

Ok, elle devait accorder une chose aux filles de cette classes: Elles avaient du goût. Ce type était forgé comme un dieu. Certainement, il ne s'en faisait pas des comme ça au Royaume-Uni. Cependant, soit parce qu'elle était très rationnelle ou complètement folle, ce genre de beauté, qui venait souvent avec une attitude désastreuse, la laissait de marbre. Ses yeux se perdirent pourtant dans les siens quelques secondes de trop. Il dû s'en apercevoir. Elle retourna son attention sur son papier en roulant des yeux, un imperceptible sourire sur le coin des lèvres.

Les mains déjà salies de fusain, elle se gratta le front du revers du poignet y laissant une trace noire au passage qui contrastait drastiquement avec ses cheveux et son teint.

- « Hey Darling», elle n'entendit pas vraiment le reste, déjà offusquée du fait qu'il osait parler durant le cours. Elle retira ses écouteurs qu'elle venait tout juste de poser sur sa tête, soupirant. Le «demi-dieu» s'était décidément donné comme mission de l'empêcher de dessiner. C'est alors qu'elle le vit avec horreur prendre un de ses fusains sans vraiment lui demander la permission. Bien certes, il venait de lui demander, mais n'avait pas attendu la réponse négative qui allait suivre. Si elle avait plongé ses yeux dans les siens quelques minutes plus tôt, là, c'était des couteaux qu'elle lui envoyait. Comment pouvait-on être aussi prétentieux!? Pinçant les lèvres et fronçant les sourcils, elle se pencha pour reprendre ce qu'il venait de lui dérober, frôlant sa main au passage.

Il avait la peau terriblement chaude, et pourtant, il ne semblait pas avoir chaud outre mesure.

- « Pourrais-tu être un ange... T'es sérieux en disant ça?», et elle remit ses écouteurs, plongeant son attention sur le modèle. Arrivant, de manière plutôt impressionnante, à dessiner l'homme devant eux. Son dessin était étonnement juste, mais surtout très sombre, original.

Élizabeth, qui semblait avoir entendu la requête du nouveau à l'autre bout de la pièce, se précipita pour lui offrir son coffre à crayons au grand complet. Casey eu peur un instant qu'elle lui propose également son âme. Elle se tourna ensuite vers elle, se penchant un peu pour contempler le travail de Cay, en profitant pour exposer son petit derrière dans sa paire de shorts en jeans au nouveau venu.

- «Ouah, Casey, on a de la compétition-là! On ne pourra pas rivaliser avec toi pour impressionner le nouveau si tu continues comme ça.»

Élizabeth était sympathique, mais heureusement pour Cay, le son de ses écouteurs était assez fort pour s'éviter toutes ses répliques stupides et futiles. Elle se contenta, sans même se tourner vers elle, de lui sourire bêtement pour la faire déguerpir à sa place.

Il restait une heure au cours, les esquisses allaient bon train et étaient jonchées autour de son chevalet. La prof venait d'annoncer une petite pause d'une quinzaine de minutes, le temps de se dégourdir un peu. La jolie blonde en profita pour se lever, s'étirer, et boire une autre gorgée de son thé. Décidément, cette tasse gardait son breuvage chaud très longtemps. Pas étonnant qu'elle se brûlait à tous coups lorsqu'elle commençait à le boire. Cole avait beau lui dire d'attendre, elle était toujours impatiente de prendre sa première gorgée.

- « Ton travail est super Harry. Ton évolution depuis le début de la session est impressionnant.», elle avait fait un sourire encourageant et sincère à son camarade de classe avant d'aller sur le bord de la fenêtre pour observer le paysage tandis que tout le monde s'était rué à l'extérieur de la classe.
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Lance Holloway

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MessageSujet:    Mer 6 Juil - 21:31

Qu'était-il donc venu faire ici déjà? Draguer des filles semble une bonne réponse. Draguer des filles qui ne tombe pas à ses pieds au premier coup d'oeil, c'est encore mieux! Mais là n'était pas le but de ce cours au départ... Ah oui le dessin.

Oh boy. C'était plus périlleux que prévu. Il n'y pouvait rien s'il n'arrivait pas à se concentrer suffisamment pour faire quelque chose de potable. D'autant plus qu'il n'avait aucun talent dans ce domaine.

Encore une fois, qu'est-ce qui lui était passé par la tête? Serait-ce vraiment un bon moyen de relâcher la tension accumulée? Et puis les filles, c'est une aussi bonne raison d'être ici non?

Lorsque celle a qui il avait si gentiment emprunté un crayon le lui reprit en le foudroyant du regard, il haussa les épaules en souriant de toutes ses dents. Elle était encore plus mignonne quand elle était en furie. Quelle petite chose adorable. C'est pourquoi il ne fit que prendre un crayon au hasard dans la pochette qu'on lui tendait, gratifiant l'âme charitable d'un sourire distrait, tellement son attention était portée ailleurs.

Oui, sa voisine, Casey, était jolie (et le gars J'ai-les-cheveux-longs-je-suis-bizarre) la regardait aussi furtivement de son côté. Mais ce qui lui demandait toute sa concentration n'était pas elle, mais ce qu'elle arrivait à faire sur sa feuille de papier.

Elle, elle savait dessiner. Bon ok, c'était juste un gros mou avec la quéquette pendant - ce qui ne lui était absolument d'aucun intérêt - mais la fille avait réussi à donner à son portrait une certaine profondeur et il se sentait automatiquement interpellé par le côté un peu plus sombre, un peu plus noir qu'elle était parvenu à faire avec quelques coups de crayons plein d'assurance.

Il émit un long sifflement qui attira son attention malgré la musique dans ses oreilles et lorsqu'elle se tourna vers lui, il se retourna brusquement vers son propre chevalet, un vrai grand sourire sur le visage.

Il jeta un coup d'oeil au modèle, toujours immobile dans la même pause (il avait pas besoin de se gratter des fois?) et fit semblant de s'intéresser à ce qu'il faisait. Lorsque la professeure passa près de lui en faisant sa ronde et qu'elle arqua un sourcil en voyant son chef d'oeuvre (une grosse boule avec une petite quéquette - une réplique exacte du modèle vivant, rien de moins), il excusa son manque de talent en haussant les épaules.

Normalement, il lui aurait sorti une belle remarque dans son genre mais, bizarrement, il n'osa pas interrompre la bulle de silence dans laquelle ils s'étaient tous confortablement installés.

C'était étrangement calme; il n'y avait pas un bruit excepté le son du crayon sur le papier. Il pouvait même s'entendre respirer. Il se sentait plutôt bien. Calme. Serein même.

Lorsqu'il porta de nouveau attention à la classe, le modèle n'était plus là (il était temps, pauvre de lui) et la professeure leur indiquait - d'une voix monotone, presque dans un murmure - que c'était l'heure de la pause.

Et ben. Ça passe vite quand même. Il entendit Casey faire un compliment à son compagnon aux cheveux longs (Hariette de son prénom de toute évidence) et il fit une fit une grimace.

Ah. British, tiens donc. How cute. Il ne l'avait pas remarqué auparavant. Lance la suivit du regard alors qu'elle allait se placer près d'une fenêtre. Elle n'est pas allergique au soleil, finalement.

Et ils se retrouvèrent seuls dans la classe. Oups. Après quelques grandes enjambées, il était rendu à ses côtés, les yeux rivés vers le paysage extérieur, inspirant une bonne bouffée de soleil.

Il était encore tout mellow du silence réconfortant et libérateur. Ce qu'il était réellement venu chercher ce matin.

Mais pouvait-il vraiment laissé passer cette occasion? Nah.

- « Je pensais que les vampires étaient allergiques au soleil », l'aborda-t-il en feignant la surprise. « Ça va, tu te sens bien? » Il lui mit une main sur le front en lui ébourrifant un peu les cheveux.

Sa peau était si froide! Même son front n'était pas chaud! Contrastant immensément avec la température de son corps à lui. Ça lui en donna presque des frissons.

Son geste était tout calculé pour effacer une trace d'encre sur son visage. Ça ne dura qu'une seconde et il retira sa main avant qu'elle ne puisse placer un mot.

- « Woh te fâche pas! tu pourrais me foudroyer avec ces yeux-là! Tu n'as pas de pouvoir démoniaque j'espère?»

Il se dégagea un peu de l'espace personnel de la jeune femme et s'appuya nonchalemment sur le rebord de la fenêtre.
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Casey A. Philips

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mer 6 Juil - 23:20

Les yeux fermés, elle arrivait presque à sentir la chaleur l'envahir. Pourtant, elle était toujours aussi froide. Plus jeune, ça avait rebuté quelques garçons qui la comparaient à un cadavre, prétextant qu'ils n'étaient pas nécrophiles. Très amusant lorsque l'on a dix-huit ans et que l'on souhaite tellement avoir un copain...

- « Je pensais que les vampires étaient allergiques au soleil »

Hein? Quoi? Il était encore là, lui? Il avait du front tout le tour de la tête. Pourquoi venait-il l'aborder, elle alors qu'un fan club complet l'attendait dans le corridor!? Elle manqua presque s'étouffer avec son thé lorsqu'il colla sa main sur sa peau. Elle allait lui répliquer un truc du genre «La prochaine fois que tu me touches, je t'en colle une!» ou un truc du genre sans doute moins agressif- parce que clairement, à voir la grosseur de ses bras comparativement aux siens, elle n'allait que se blesser elle-même. Mais, il fut plus rapide qu'elle et enchaîna rapidement.

Pour être bien franche, le contact l'avait surprise, mais ce n'était pas la fin du monde non plus. C'était une fois de plus la chaleur de sa peau qui la saisit. Et par orgueil, parce qu'il semblerait qu'il arrivait, tout comme Cole, à la faire sortir de ses gonds, elle avait arboré un air offusqué. Son bon sens était du même avis que sa réaction; Ce type-là ne la connaissait pas. On ne touche pas les gens que l'on ne connait pas, c'est une loi non écrite, bon.

- «Je sais pas qui écrit tes pick-up lines, mais rends-moi une faveur: Congédie-le.», son regard était redevenu un peu plus doux, presque aimable.
Elle se tourna vers la fenêtre de nouveau, prenant une nouvelle gorgée de son breuvage, évitant les yeux d'un bleu profond de son camarade. Son regard à elle s'assombrit lorsqu'il voulu plaisanter sur le fait qu'elle avait des pouvoirs démoniaques. S'il savait... Là, tout de suite, elle aurait pu le pulvériser dans le fond de la classe, l'écrasant contre le mur par une simple bourrasque de vent. Mais, ça aurait été sans doute un peu excessif pour une simple plaisanterie. Ce n'était pas démoniaque, mais certainement dangereux. Ce qu'elle aurait voulu être ordinaire, son père serait encore en vie, ils seraient encore en Angleterre. D'un coup, elle parut plus accablée.

- « Écoute, je ne sais pas vraiment ce que tu fais ici et clairement, ce n'est pas parce que tu es un amateur d'art, mais tu t'es trompé de côté de classe si tu voulais avoir la quotte. Tu veux que je te prête un fusain? Ok, fine, prends-en un. Mais, please, laisse-moi dessiner en paix. Je ne suis pas comme elles (En désignant trois filles qui arrivaient, dont Élizabeth). Je ne sais pas ce que tu es venu chercher en faisant ce cours, Lance... C'est ça? Mais, je pense que tu t'y prends mal.»

Elle connaissait ce genre de types pour en avoir croisé des dizaines. Ils aimaient bien se moquer d'elle, faire semblant de la draguer pour mieux la ridiculiser par la suite. Elle avait suffisamment perdu son temps avec ces gars-là par le passé. Cay n'était en rien une histoire d'un soir.

Elle passa devant lui, retournant à son chevalet. Déjà, elle culpabilisait. Putain! Un beau gars s'intéressait peut-être à elle et elle lui balançait une morale barbante par la tête. Vraiment, elle n'était pas douée. Pas étonnant que ces amis étaient Maupassant, Sartre et... Ok, des livres de bibliothèque n'étaient pas, techniquement, des amis. Elle soupira, roulant des yeux en prenant un de ses fusains dans sa main déjà noircie. De son chevalet, elle pu observer Lance converser avec le trio bronzé pour les trois minutes restantes de la pause. Son regard était en train de faire un inventaire détaillé du jeune homme lorsqu'elle remarqua qu'il la regardait, amusé de l'avoir surprise en train de l'épier. Elle se flanqua derrière son papier, honteuse, se trouvant stupide. Peut-être ne l'avait-il pas vraiment remarqué? Merde, bien sûr que oui!

Il revint s'asseoir à sa place, ça allait recommencer. Elle remit ses écouteurs, évitant maintenant soigneusement de tourner la tête de son côté. Toutefois, sans le regarder, elle lui tendit un de ses meilleurs crayons (Élizabeth avait beau lui avoir léguer son coffre entier, elle n'était pas une artiste et son équipement laissait à désirer.)

- «Qui sait, tu vas peut-être te mettre à faire quelque chose de potable avec un bon crayon.»

Et le modèle se déshabilla de nouveau, prenant une nouvelle pause.
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Lance Holloway

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MessageSujet: Re: Classe #403   Ven 8 Juil - 23:45

Cette fille n'était pas comme les autres, Lance s'en rendait bien compte. Elle ne tentais pas de le séduire et n'accrochait pas à ses blagues idiotes. Habituellement, les filles y répondaient de deux façons: soit elles se laissaient prendre au jeu, soit elles étaient sincèrement effarouchées dans leurs petits airs de sainte-nitouche et, après leur première intéraction, le fuyait comme la peste. Celle-ci était différente.

Celle-ci lui recollait en pleine face que ses pick-ups lines ne fonctionnaient pas avec elle, qu'elle voyait clair dans son jeu, mais n'en faisait pas tout un plat, comme s'il n'en valait pas la peine. Mais il valait la peine d'en faire tout un plat! De taper du pied, de lui faire des grimaces et d'être si offusquée qu'elle quitte les lieux en trombes! C'était l'option la plus divertissante!

Pire encore, elle avait de l'humour! Lance fut surpris de s'entendre rire, un vrai rire lorsqu'elle lui demanda qui écrivait ses pick-up lines. « Congédie-le » avait-elle dit. Elle est bonne celle-là! Mais ce qui s'ensuivit le toucha droit au coeur.

Bien qu'il n'en avait absolument jamais parlé ouvertement avec qui que ce soit - et qu'il avait une peur certaine de ce qui se produirait si jamais ça lui échappait - il aimait blaguer avec ça. Ses pouvoirs. Et ce qu'il vit dans le regard de Casey quand il aborda la possibilité de « pouvoirs démoniaques » était non pas de la peur ou de l'horreur, mais de la résignation et même une infime parcelle de tristesse. Ça ne dura qu'un moment - et il fit comme s'il n'avait rien vu - mais une part de lui s'y accrocha comme une bouée de sauvetage. Et Casey devint un mystère qu'il avait toute l'envie du monde de découvrir.

Il n'eut pas le temps de lui répondre qu'elle s'en retournait déjà à sa place. Il n'avait que tourné la tête un instant parce qu'il avait entendu son nom - et elle était déjà repartie. « Je ne suis pas comme elles » Non sans blague. Je me disais justement la même chose. La bonne nouvelle? Elle connaissait maintenant son nom. Et prononcé avec son accent, c'était très charmant. Ça sonnait comme Lânce plûtot que Lènce, comme les américains le prononçaient.


Mais que pouvait-il bien lui trouver? Il se dirigea vers la personne qui l'avait appelé - l'une des trois filles de toute évidence, probablement la petite brune qui lui avait prêté son coffre à crayon. En toute bonne âme charitable qu'il était, il se dit qu'il pouvait bien leur accorder quelques minutes de son temps très précieux. Bah. Il avait toujours du temps pour les belles filles.

Bien qu'il y avait maintenant trois belles jeunes femmes pour retenir toute son attention, il se surpris à jeter de fréquents coups d'oeil dans la direction de la belle Casey. Jusqu'à ce qu'il la surprenne à le regarder elle aussi. Hum. Intéressant. Alors là, son attention était toute détournée. D'autant plus que, gênée de s'être fait prendre, elle se dépêcha de retourner à son dessin, mais pas avant qu'il ait pu remarquer le rouge lui monter discrètement aux joues. Ça lui allait bien, d'être embarassé. C'était plutôt charmant. Et il se dit que ça lui plairait bien de recommencer.

La petite brunette - Élizabeth -  (mais il oublierait sûrement son nom d'ici peu) attira de nouveau son attention. Elle parlait de Casey.

«... un vrai rat de bibliothèque! Elle ne sort jamais vu la couleur de sa peau; elle est tellement pâle! Pas comme son frère jumeau! Oh non beau et bronzé à souhait!Tu le connais pas? Il fait partie de l'équipe de waterpolo et il surfe! Je suis sûre que vous vous entenderiez bien tous les deux...

Mais elle n'arrêtait donc jamais de parler? Il commençait à être étourdit par ce flux de paroles intarissable. Qu'est-ce qu'il en avait à foutre de son frère beau et bronzé? C'est pas comme s'il était intéressé! Jesus chrisssst.


« Franchement, j'en ai rien à foutre de son frère, ni de toute l'équipe de waterpolo. »

C'était bien connu que les équipes sportives, bien qu'amicales les unes avec les autres ne se « tenaient pas ensemble » en dehors de l'école.

« Ben vous êtes pas invité au party chez eux samedi soir? », renchérit une autre, la blonde ( Aloys? Alanna?) « Cole a invité toute l'équipe de foot à ce qu'il paraît! Ça va être un méga party. Tu dois venir!

Cette nouvelle le laissa perplexe. C'était donc ça qu'il avait entendu à la pratique - et c'est pour ça toutes les blagues sur le waterpolo. (Pour être franc, toutes ses semi-conversation sur l'eau et le waterpolo lui avait donné froid dans le dos et il n'avait plus vraiment prêté attention aux conversations de son équipe par la suite).

Une soirée où il pourrait voir Casey en dehors des cours. Il ne dirait certe pas non. Quoique ce Cole avait l'air d'une plaie. Il ne pourrait en juger que par lui-même.

La prof venait de refaire son entrée et quasiment toute la classe était présente. D'un commun accords, ils se séparèrent afin de regagner leur place non sans avoir lancé un « j'y serai» avec un clin d'oeil aux filles.

Toute une soirée avec des gars compétitifs, de l'alcool et des filles à volonté? Qu'est-ce qu'il pourrait arriver de pire? Trop de choses.


En retournant devant son chevalet, il jeta un coup d'oeil à sa compagne qui, sans explicitement le regarder lui offrait ce qu'elle avait appelé un « fusain ». (Il avait encore beaucoup à apprendre de l'art.) Son visage se radoucit en un sourire et il le lui prit des mains.

Pour elle, il était prêt à se risquer. On ne sait jamais.

« On ne sait jamais », lui répondit-il.
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Casey A. Philips

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mar 23 Jan - 17:26

Il n'était que huit heures et pourtant, la journée semblait beaucoup plus avancée dans la tête de Casey. Debout depuis cinq heures du matin, il avait fallu que l'insomnie la réveille et l'empêche de se rendormir.

5h15. Plutôt que de tourner en rond dans son lit, la jeune femme avait préféré se lever. Encore ce même rêve étrange qui l'avait hanté durant une bonne partie de la nuit. Elle n'en avait encore parlé à personne. D'ordinaire, elle se confiait toujours à Derrick. Mais, cette fois-ci, le sujet était un peu délicat pour en parler avec son copain.

Son songe commençait toujours dans le hangar. Il y avait de l'eau partout, pourtant Cole n'y était plus. Elle s'entendait l'appeler, puis appeler Derrick. Rien. Toutefois, au fond d'elle-même, ce n'était ni un, ni l'autre qu'elle cherchait vraiment. Et puis cette présence se manifestait. Ce n'était pas un fantôme, mais bel et bien un humain. L'homme (Parce qu'elle était persuadée que s'en était un.) ne semblait pas menaçant, mais imposait par sa simple présence. Elle était sous son charme à chaque fois. Un peu comme un papillon semble attiré par le feu et ne craint pas de s'y jeter. Sa chaleur lui semblait familière bien qu'elle frémissait lorsqu'il caressait sa joue du revers de la main. Sans le voir, elle savait qu'elle le trouvait beau et qu'elle l'aimait. Mais, plus que tout, elle avait l'impression d'être une personne complètement différente en sa présence. Ou, plutôt, d'être totalement elle-même. Alors qu'elle essayait de le toucher à son tour, il se consumait complètement dans un immense brasier pour disparaître avant qu'elle n'est pu voir de qui il s'agissait (Dans l'optique où il existait vraiment...) Et plus rien.

5h45. Sortant de la douche en constatant qu'elle était toujours obsédée par son rêve, elle décida d'enfiler des vêtements confortables et de sortir du condo au plus vite. Son choix s'arrêta sur une paire de jeans noires trouées aux genous, un t-shirt blanc avec la citation "Logic will get you from A to Z ; Imagination will get you everywhere" en imprimé, une veste de laine grise foncée, une paire de bottillons lacés au devant et son chignon habituel, tenu par un simple crayon. Elle attrapa son sac à dos, son cellulaire et une pomme puis, sortie enfin de la maison.

La brise matinale lui fit le plus grand bien. Le soleil commençait tranquillement à se lever et le campus était encore désertique. Tant mieux, elle n'avait pas envie de rencontrer qui que ce soit.

Depuis qu'elle était avec Derrick, il faut dire que ses moments seule étaient beaucoup plus rares. Ce qui était normal, mais complètement nouveau pour la jeune femme qui avait l'habitude d'être très solitaire. Ce petit matin en solo lui faisait donc un bien fou.

Le calme de la bibliothèque, lorsqu'elle y pénétra, la transforma complètement. Le trouble de son rêve se dissipa tranquillement. Assise près de la fenêtre située dans la vieille partie de la salle, elle s'installa confortablement avec ses écouteurs sur les oreilles et ses grosses lunettes sur son nez avant d'ouvrir le journal qu'elle sortie de son sac.

La couverture était de cuir et quelqu'un avait gravé une rose des vents rudimentaire en son centre. Le livre semblait si usé qu'on aurait pu croire qu'il se dissoudrait au simple touché de Casey. Il semblait bien que le journal ait changé de propriétaire à quelques reprises puisque l'écriture à l'intérieur y changeait deux ou trois fois. Philips avait ramené le livre avec elle d'une vieille bibliothèque dans le nord de l'Angleterre alors qu'elle était en vacances à Londres pour les fêtes de Noël. Elle était tombée sur le livre par hasard dans une section religieuse de la bâtisse. La personne qui avait trié les livres avait dû confondre la rose des vents avec une simple croix protestante et le journal était resté sagement sur la tablette depuis.

Quoi qu'il en soit, elle l'avait délibérément volé en découvrant ce qu'il contenait. Elle était si concentrée dans sa lecture qu'elle ne vit pas le temps passer, ni la personne près d'elle.

- " Eurk, ton roman à l'air complètement nul Casey! Comment t'arrives à saisir quoi que ce soit? Il n'y a même pas d'images, en plus."

La voix criarde d'Élisabeth la ramena sur terre. Regardant sa montre, elle constata qu'une heure s'était écoulée et qu'elle irait en cours bientôt. Dieu que cette fille l'exaspérait! Heureusement, il n'y avait qu'un cours dans lequel elle devait la supporter.

Depuis l'Halloween où Cole avait décidé de refaire un "petit" party, et que Casey avait découvert une Élisabeth en reine d'Égypte à moitié dénudée avec un Lance en spartiate s'embrassant sauvagement alors qu'ils étaient bien installés sur le lavabo dans la salle de bain, cette dernière croyait qu'elles étaient devenues complices de ce moment... coquin. Cela impliquait donc qu'elle lui empruntait toujours tout durant le cours de dessin et que Cay n'avait plus aucun moment de répit durant le seul cours qu'elle aimait vraiment. Et comme à chaque jeudi depuis, elle priait le ciel que l'éternelle adolescente ait attrapé la peste (Juste une petite qui ne la tue pas, mais la cloue au lit jusqu'à ce qu'elle obtienne son diplôme et qu'elle quitte cette université!)

- " En tout cas, je voulais juste te dire que je ne viendrai pas au cours aujourd'hui. Premièrement, on fait de l'aquarelle et je déteste me salir les mains avec de la peinture. Deuxièmement, je vais chez l'esthéticienne pour m'assurer d'être au top pour ma soirée avec Lance. Si tu vois ce que je veux dire..."

Bien! Qu'elle déguerpisse! La dernière chose qu'elle avait envie de s'imaginer ce matin était bien les parties intimes fraîchement épilées de sa collègue de classe. Et pire encore, le capitaine des Dragons en train de les embrasser!

Pourquoi fallait-il qu'elle viennent continuellement lui rabrouer les oreilles avec ce que faisait Lance. Il pouvait bien survoler un volcan sur le dos d'un requin qu'elle s'en fichait complètement! De toute manière, elle ne l'avait plus croisé depuis ce party et c'était tant mieux.

- " Ok. Super. Bonne journée à toi." lui répondit-elle distraite tandis qu'elle rassemblait ses affaires et quittait l'endroit.

Pourtant, à chaque fois qu'elle entendait son nom, une colère sournoise s'installait en elle, lui donnant un goût amer en bouche pour une raison qu'elle ignorait. Ils ne se devaient rien. Casey savait bien qu'il l'avait dragué, il y a quelques mois de cela, comme il le faisait avec n'importe quelle fille. Elle devait plutôt diriger sa colère et sa déception sur elle-même de s'être fait prendre au jeu.

Qu'importait tout cela maintenant? Il y avait des choses bien plus importantes sur lesquelles elle devait se concentrer. Ses entraînements avec Cole, sa relation avec Derrick et terminer la lecture de ce journal relatant les théories de trois Northstar, morts aujourd'hui.

Mais avant tout cela, Casey avait le droit d'apprécier son cours de dessin dans lequel ni Éli, ni le Dragon (Qui n'était jamais revenu depuis la première fois d'ailleurs.) ne seraient.

Se positionnant devant son chevalet, elle apprécia la pénombre que la professeur était en train d'installer en fermant les stores aux fenêtres afin de les plonger dans plus d'intimité. Harry vint s'asseoir à côté d'elle, comme à son habitude et elle lui retourna le sourire qu'il lui adressait.

Le cours allait commencer quand une silhouette se présenta en retard dans l'embrasure de la porte. À contre jour, on ne pouvait voir son visage et le coeur de Cay manqua un bond en posant son regard sur celui qui lui rappela instantanément le type dans son rêve.

Presque aussitôt, elle tourna vivement la tête pour se concentrer sur son papier en essayant de reprendre contenance.

"Fuck. Non, ce ne peut pas être lui..."

Holloway prit place à sa droite, là où le chevalet restait vide depuis septembre. La professeure fit taire les gazouillis des jeunes femmes présentes et le cours commença tandis que Philips remettait soigneusement ses écouteurs sur ses oreilles pour se protéger de toute intrusion.
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Lance Holloway

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mar 23 Jan - 21:45

Lorsque Lance entra dans la classe (après une absence de quelques mois), le seul chevalet de libre était celui qu'il avait utilisé la seule et unique fois qu'il avait assisté à ce cours de dessin, comme si le chevalet était resté planté là à attendre qu'il fasse son grand retour.

Ce qui était probablement le cas. (Après tout ça bouge pas un chevalet).

Il ignorait complètement ce qu'il l'avait poussé à s'inscrire à ce cours, il y a de cela très longtemps, quand il pensait que ce serait une bonne idée (pour se détendre, c'est ça). Aujourd'hui, il avait besoin plus que jamais de se détendre, mais il était à des années lumières du Lance qui était entré ici tout bonnement, (pour rencontrer des filles probablement). Il essayait de peine et de misère de retrouver cette nonchalance là envers la vie, les cours, les filles, enfin bref envers tout ce qui comptait pour lui jadis.

Jadis. Comme si c'était dans une autre vie! Mais il se sentait un peu comme ça, comme s'il vivait deux vies séparées depuis trop longtemps, et ces deux vies là avaient finalement crashé l'une dans l'autre et l'avaient laissé le cœur battant et les oreilles qui sillent.

Il en avait marre de tout ça, marre de jeter un œil derrière lui toutes les deux minutes, comme si en se retournant il pourrait distinguer une silhouette qui l'attendait dans l'ombre.

Mise à part cette impression d'être épié qui revenait de temps à autre (Chloé appelait sa gentiment sa paranoïa chronique - et c'était même pas chronique bon), il n'y avait aucune raison de se sentir en danger. Du moins, pour l'instant.

Depuis quelque temps, c'était le silence radio de la part de tout ce qui l'effrayait. Même celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ne lui avait pas fait de visite surprise depuis la pratique de football (ce pour quoi il ignorait encore totalement la raison d'ailleurs, mais il s'en foutait complètement du moment qu'elle ne remette plus jamais les pieds sur le campus.)

Donc, ça voulait dire qu'il pouvait reprendre sa vie normale, sans se soucier constamment de ses alentours (tout en gardant un oeil attentif quand même). Il appellerait pas ça une paranoïa chronique, mais bon si ça en faisait rire certaine...

C'était chose plus facile à dire qu'à faire, de retrouver une vie normale, ou dans tous les cas un « semblant de », et ça lui prit du temps avant de se souvenir exactement de ce qu'il faisait avant tout ça.

La réponse était simple: il draguait des filles.

Conclusion: cours de dessin.

Le party d'Halloween chez les Philips était un déjà vu qui lui avait glacé le sang; ça avait fait remonter à la surface une foule d'images et d'émotions qu'il tentait de refouler depuis ce soir-là. Le regard envoûtant d'Allison, les yeux rivés sur lui pendant sa bagarre avec Phillips, ses paumes en feu qu'il avait à peine sû contrôler...

La douceur des mains d'Allison sur sa peau nue

Le sentiment que son coeur explose dans sa poitrine


Parfois, il se réveillait encore en sueur, le coeur battant et une main sur sa poitrine comme si la seule force de sa volonté pouvait maintenir son coeur intact.

Heureusement, il avait Chloé pour rire de sa gueule quand il n'avait pas dormi et qu'il était trop renfrogné pour lui parler comme un être humain respectable. Il ignorait parfaitement comment il s'y prenait pour ne pas laisser tout ça lui monter à la tête. Peut-être qu'elle avait plus d'expérience, peut-être qu'elle le cachait tout simplement bien, mais s'il ne l'avait pas rencontré au moment où il l'a fait, il ne saurait pas du tout où il en serait aujourd'hui.

Ce qui le ramenait au sujet important de la journée: les filles. Traîner avec Chloé avait son désavantage: il ne semblait plus autant accessible. Ou célibataire.

Chloé n'avait pas pris ce cours de dessin, donc la voie était libre...

Jusqu'à ce qu'il prenne sa place « habituelle » (si on peut appeler ça ainsi ) et qu'il croise le regard de Casey.

Casey était le seul souvenir du party qu'il souhaitait garder en mémoire. Du premier party à tout le moins, parce que le deuxième était beaucoup moins réussi; aucune querelle, aucune Fierces en quête de coeur à faire bouillir et aucune altercation ou mention de surnaturel, mais pas non plus de conversation divertissante avec Casey.

Jusqu'à ce moment-là, il ignorait que c'était la véritable raison de sa venue. Et elle était prise.

« Freaking waterpolo » balbutia-t-il à voix haute.

Casey aurait été la diversion parfaite, mais non ! Get a grip, Holloway, she's taken anyway.

Il soutint son regard un peu trop longtemps, avec un sourire en coin, lorsqu'il sortit de son sac le truc de craie noire qu'elle n'avait pas voulu lui prêter la dernière fois et qui, semblait-il, portait le nom saugrenu de « fusain ». Il était fier d'y avoir pensé jusqu'à temps qu'il remarque que ce n'était pas le type de crayon utilisé aujourd'hui. Et merde.

La professeure brisa le silence ambiant pour présenter le cours et Lance croisa les doigts en priant « pas un tout nu », les mains en croix comme s'il priait le ciel. Il n'y avait pas d'énergumène en robe de chambre qui l'accompagnait pour l'instant alors c'était bon signe.

« Maintenant que tout le monde est arrivé et en silence (elle le regarda du coin de l'oeil en disant ça et il ne comprit absolument pas pourquoi), nous allons pouvoir commencer. Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre cours sur la nature morte, mais cette fois-ci par l'utilisation de l'aquarelle... La nature morte comme je vous l'ai dit est un genre artistique qui est apparu qu'à la fin du dix-septième siècle...»

Lance réprima son envie de se cogner la tête contre son chevalet (qui se retrouverait délibérément par terre) devant la totale insignifiance de connaître l'histoire de la fucking nature morte. Qu'est-ce que pouvait bien être une nature morte anyway? Et surtout pourquoi on s'amuserait à peindre ça?

Casey, juste à côté, lui jeta des regards furtifs, mais surtout réprobateurs, auxquels il répondit par une grimace et des gestes de mains qui pointaient en direction de leur professeur et des objets en plastiques, des fucking fruits ainsi qu'un crâne qui venait de sortir de nulle part, l'air de dire « on va peindre ça? Vraiment?

La délicatesse de ses mouvements attira la professeur vers son côté de la classe et il cessa aussitôt de déblatérer ses états d'âme à l'aide de ses sourcils.

« Vous avez quelque chose à dire, M. Holloway? Souhaitez-vous le partager avec la classe? »

Un murmure d'approbation et de rire se fit ressentir de la gente féminine (c'est-à-dire toutesles femmes qui forment ce groupe  - et Henriette) et il se fit un plaisir de lever les yeux au ciel pour partager son affliction devant tant d'attention.

« Madame... (une pause, mais rien n'y fit: il ne se souvenait pas de son nom ) c'est vraiment dommage que vous n'ayez pas de modèle vivant pour le cours d'aujourd'hui. Si vous voulez, je me propose de faire le tout nu pour la durée de la classe.

Il ne su jamais si c'est l'emploie du « tout nu » qui partit cet éclat de rire général, si c'est le visage de la prof (priceless!) ou encore si l'idée qu'il serve de modèle provoqua l'hilarité général (il doute quand même de cette option étant donné les regards de feu qu'il reçu suite à sa proposition, mais en tout cas ça a vraiment détendu l'atmosphère.)

Même Casey ne pu retenir l'ombre d'un sourire.

I'm back.
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Casey A. Philips

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mar 1 Jan - 23:03

Comment faisait-il pour constamment la piquer sans même sembler se forcer? Le trouble qu'elle avait ressenti lorsqu'il était arrivé dans la classe s'était estompé au fur et à mesure des conneries et mimiques qu'il faisait. Pourquoi s'entêtait-il à jouer le rôle de l'idiot?

Et pourquoi elle, semblait-elle si convaincue qu'il était autre chose que cette façade qu'il montrait?

Rien. Rien, depuis leur dernière conversation d'il y avait des mois, dans la salle de bain lors du premier party, n'avait démontré que ce dragon était mature, gentil ou de confiance. Et encore, même cette seule conversation s'était terminée de manière intense tandis qu'il avait fini la soirée dans les bras d'une autre fille (inconnue et étrange), qu'ils avaient fait une scène devant tout le monde, qu'il avait éclaté le visage de son jumeau, bref...

Et ce n'était certes pas au party d'Halloween d'octobre dernier qu'il était remonté dans son estime. Ils s'étaient brièvement croisés, une fois de plus, dans la salle de bain, alors que la jeune femme l'avait surpris avec une Élizabeth fière comme un paon d'être «plottée» par le beau spartiate de manière peu glorieuse contre son lavabo.

Lance avait relooké, avec un sourire en coin et un air taquin, la jumelle Philips visiblement mal à l'aise, déguisée en Harry Potter version féminine ( Chemise blanche avec un cardigan gris, cravate aux couleurs de la maison iconique, petite jupe grise et bas jusqu'aux genoux. En plus des lunettes rondes, de la légendaire cicatrice et d'un gros chignon qui dégageait sa nuque fine.)

- « Bel essaie, Philips, sauf que tu t'aies trompé de maison. T'es plus du type Luna Lovegood. »

- « Ouais. Et bonne chance pour ensorceler quelqu’un ce soir avec un costume aussi peu sexy. Casey! » s'était empressée d'ajouter la (fukcing) reine d'Égypte, fière de son minable jeu de mots.  

Non. En y repensant bien, Cay devait faire taire cette intuition et se rendre à l'évidence: ce gars-là était un abruti de première...(Mais, un bel abruti.)

Ah! Shut up Philips!

Finalement, le cours ressourçant et agréable sur lequel elle avait fondé tous ses espoirs pour se décontracter devenait un vrai cauchemar. Mieux valait qu'elle se cogne fortement la tête contre son chevalet, qu'elle tombe dans les pommes et qu'on la transporte à l'infirmerie.

... Ou, elle pouvait prendre un grand respire, une gorgée de thé, arrêter de regarder dans la direction du jeune homme (comme toutes les autres filles, d'ailleurs) et simplement se concentrer sur les fruits et le crâne en plastique devant elle.

Elle ferma les yeux un court instant, essayant de réprimer un sourire suite à la dernière remarque d'Holloway (Ce qu'il pouvait être con!) et se concentra sur sa respiration pour pouvoir faire ce qu'elle faisait de mieux: créer. Elle n'eut besoin que de quelques secondes, alors que le calme reprenait sa place dans la salle de classe, avant de rouvrir les yeux.

« OH MY GOSH! WHAT? » S'écria-t-elle, un peu trop fortement tandis que tout le monde se tournait dans sa direction.

Elle avait manqué mourir d'une crise de coeur. Il était là, planté à sa hauteur, ses yeux ardents ancrés dans les siens, alors qu'il avait déjà la main sur certains de ses pinceaux tandis qu'il avait rapproché son chevalet et son tabouret pour partager (Il n'avait clairement pas les bonnes notions sur ce qu'était le partage...) l'aquarelle qu'elle possédait.

La Northstar dû faire un effort surhumain pour ne pas lui arracher des mains son matériel et passer pour la pire des folles devant le reste de la classe (Bon, ce n'est pas comme si elle n'était pas déjà considérée comme une étrangeté, mais tout de même.)

« If you screw up my brushes, Holloway, I'll kill you! »

Et sur ses douces paroles à l'accent British, la jeune femme monta le son de ses écouteurs et se concentra sur la nature morte devant elle.

La présence du jeune homme près d'elle était troublante. Malgré tout, il se dégageait de lui une énergie et une chaleur qu'elle n'arrivait pas à complètement repousser. Et plutôt que de se laisser déconcentrer par elle, l'artiste préféra s'en inspirer pour dessiner ce qu'elle ressentait.

Lorsque la professeur annonça la pause, Casey laissa à son chevalet une toile plutôt bien avancée. Trônant sur une montagne de fruits non complétée, un crâne de glace était serti d'une pomme ardente dans son oeil droit qui embrasait tout se qu'il touchait, comme s'il prenait tranquillement possession d'un univers figé dans le temps.

« Veux-tu que je te rapporte quelque chose à la cafette, Casey? »

La jeune femme, près de la fenêtre comme à son habitude lors de la pause, déclina l'offre d'Harry poliment et retourna son regard vers l'horizon en prenant une gorgée de son thé encore chaud.
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Lance Holloway

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mer 2 Jan - 21:28

Ouf! Il en avait marre d'aquareller des pommes et des raisins. Il avait changé d'avis; il n'y avait rien de relaxant dans l'art de la peinture, c'était juste boring as fuck. Qu'est-ce que Casey pouvait bien y trouver de si palpitant ?

Elle avait l'air si concentrée, comme si c'était la tâche la plus plaisante de la terre, alors il ne pouvait s'empêcher de jeter furtivement des coups d’œil dans sa direction. C'est que son expression de visage avait quelque chose de serein et de... quelque chose, un autre mot semblable... C'était comme regarder quelqu'un dans son élément et il aurait bien voulu voir ce sur quoi elle travaillait (ça ne pouvait pas être des fruits et des crânes qui lui donnait cet air de... contentement, si?)

Il tenta de regarder sa toile (parce que la sienne était avouons-le franchement très laide), mais Casey, malgré ses écouteurs, devinait ses intentions avant même qu'il ne se soit approché. Au lieu d'avancer d'un pas dans sa direction, il baissait simplement la tête en s'étirant de tout son long sur la gauche pour tenter d'entrevoir le grand chef-d'oeuvre d'à côté.

Après réflexion, il n'était peut-être pas très subtile.

Mais c'était drôlement plus divertissant de tenter l'impossible (Casey tournait un peu plus son chevalet à chaque fois, de sorte qu'il devait se pencher toujours un peu plus loin pour espérer voir quelque chose, puis il se remettait droit et feignait une intense concentration sur sa toile lorsqu'elle se tournait vers lui avec un regard réprobateur.) Plus, elle était agacée, plus il tentait le coup.

C'était un jeu génial.

Jusqu'à ce qu'elle se tanne et arrête complètement leur petit jeu. C'était la pause.

Il fut alors entouré de filles qui lui parlait (toutes sauf celle qui l'intéressait vraiment) et le temps qu'il se tourne vers sa voisine, celle-ci avait déjà disparu.

Il conversa quelques minutes avec les fatigantes, joua de son charme sans vraiment réfléchir à ce qu'il disait ni à qui il parlait. (Ou était d'ailleurs Élisabeth? Il était moins irrité que d'habitude alors elle n'était certainement pas dans les parages...) Il raconta une blague, on lui parla de ses biceps et il était quasiment prêt à retourner à ses pinceaux (ceux de Casey) et à sa tête de mort qui n'en avait pas du tout l'air d'une.

Il aurait clairement dû dessiner une poire.

Qu'est-ce qu'il lui prenait? N'était-il pas venu ici pour draguer ces filles-là? Pourquoi alors ne pouvait-il pas leur accorder une once de son attention?

Il reprit contenance et pointa sa peinture du doigt.

« Vous avez vu mon chef-d'oeuvre de poire-crâne? »

- Oh oui, répliqua l'une d'elle. On reconnaît vraiment l'âme de fruit que tu as voulu donner au crâne.»

What the fuck? C'est sûr qu'il se faisait niaiser... mais à voir son sourire bénin non elle était sérieuse!

Fuck it.

« Ok les filles, bye. »

Elles déguerpissèrent en gloussant comme des groupies et il pu reporter son attention sur le chevalet de sa voisine.

Qu'il pouvait maintenant contempler dans toute sa splendeur.

« Wow », s'entendit-il dire, sans pouvoir cacher sa stupéfaction.

« Casey », appela-t-il un peu plus fort. « J'ignorais que tu nous cachais des talents pour... (c'était quoi déjà le type de peinture?) les fruits morts.»

Il ne savait pas si elle l'avait entendue. Le crâne semblait tellement vrai qu'il voulu toucher la peinture. Mais se retint de justesse. Quand il leva les yeux, la classe était presque vide.

Casey était postée à la fenêtre.

Le coeur battant (pourquoi?!), il alla la rejoindre. C'était silencieux tout à coup et il aurait aimé regarder dans la même direction qu'elle, voir ce qui la subjuguait. À quoi pouvait-elle bien penser?

« Alors Casey, des plans pour le temps des fêtes? Vas-tu retourner chez toi et me débarrasser de ton frère pour une semaine ou deux? »

Bravo Holloway. Elle va définitivement t'adorer à partir de maintenant.

Pourquoi lui avait-il posé cette question de toute façon? Avec toute la politesse dont elle faisait preuve, elle allait certainement lui retourner la question et c'était toujours embarassant d'inventer des histoires, une famille qui l’attendrait...

Non, Lance allait passer les fêtes à déambuler dans les corridors et à ne pas penser à Noël, parce que c'était la période la plus triste de l'année.

Casey avait un regard tellement clair et gris... certainement, elle avait une famille qui l'attendait et qui serait ravie qu'elle revienne pour les fêtes. Ils vivaient dans deux mondes complètement différents, à l'opposé l'un de l'autre. Avant même qu'elle ne répondre, il renchérit frénétiquement:

« As-tu vu Élisabeth par hasard? C'est pas son genre de ne pas se pointer en classe »... quand je suis là finit-il dans sa tête.

Wow. Tu es passé maître dans l'art de détourner la conversation. Pourquoi parler de la sangsue?

« Peu importe », la coupa-t-il encore, « ça n'a pas d'importance... C'est un pot de colle de toute façon ».

Maintenant il disait carrément ce qu'il pensait! Ce n'est pas ce qu'il avait voulu dire. Il aurait aimé se faire avaler par le plancher. Il n'avait jamais été nerveux devant une fille auparavant. C'était sorti tout seul, et c'était la vérité, comme si se retrouver devant Casey le rendait vrai; il redevenait lui-même.

Et visiblement « lui-même » était un idiot incapable de parler sans balbutier. Il tenta vivement de ce calmer, mais plus il la regardait et plus il était nerveux et plus il avait peur de lui dire ce qu'il ne fallait pas.

Elle était tellement mystérieuse. Pourquoi lui semblait-elle si familière?

Pourquoi ne pouvait-il pas se l'enlever de la tête?

Lorsqu'elle les avait surpris, Élisabeth et lui en train de se plotter dans la salle de bain, il s'était senti malade. Il était sûr que si ça avait n'importe qui d'autre il aurait fait une blague déplacée et il serait retourné direct enfourner sa langue dans la sienne, peu importe si la voyeuse était encore dans la pièce.

Ça lui avait tout pris pour reprendre contenance et lui lancer une niaiserie sur son costume (qui lui allait d'ailleurs que trop bien).

Et il avait poursuivi le frenchage juste pour éviter de croiser son regard.

Quand il se retrouvait devant elle, il n'avait plus de contrôle sur ses faits et gestes.

Il glissa ses mains dans ses poches afin qu'elle ne s'aperçoive pas qu'elles tremblaient.

« Il est vraiment bien ton dessin, en passant... enfin ta peinture ou whatever. Ton fruit mort. »

Puis, il tourna les talons pour se rendre à son chevalet.
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Casey A. Philips

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MessageSujet: Re: Classe #403   Mer 2 Jan - 23:25

Le soleil se reflétait sur les vagues à l'horizon. La vue était toujours magnifique de la fenêtre de cette classe, peu importe la saison. Cette pause était salutaire.

Peindre l'avait calmer... Du moins en partie. Elle avait senti le regard peu subtile d'Holloway dans sa direction.

Pourquoi cherchait-il absolument à voir se qu'elle faisait? Au moment même où elle avait pris la décision d'abdiquer et de le laisser faire, la professeure avait annoncé la pause.

Mais, ce n'était pas de cette attitude agaçante qu'elle se libérait en s'éloignant près de la fenêtre. C'était de l'emprise qu'il semblait avoir sur elle.

Aussitôt que leurs mains arrivaient près, l'une de l'autre, pour choisir une couleur, son coeur s'emballait et un frisson la parcourait. Sans même se toucher, ou se regarder. Il dégageait une attraction peu commune, voir totalement nouvelle. Et sa la déstabilisait complètement.

Et puis la culpabilité la prenait de plein fouet. Elle était en couple, avec un type formidable qui la faisait sentir comme la personne la plus précieuse qui soit. Elle ne pouvait pas ressentir quoi que ce soit pour quelqu'un d'autre, le plus minime ce sentiment fut-il. (Son cerveau choisit sans doute, d'ailleurs, de faire fi du compliment que Lance lui lançait, un peu plus loin.)

Derrick était doux, attentionné, généreux et protecteur. Il avait su gagner sa confiance rapidement (Ce qui n'était pas chose aisée) et elle savait qu'elle pouvait compter sur lui en tout temps. C'était tout à fait logique qu'elle lui ait donné son coeur.

C'était peut-être aussi ce point qui clochait... La logique.

Elle faisait toujours tout avec logique. Sa vie entière était érigée de barrières et de règles qu'elle avait instaurées pour se protéger de ce qu'elle ne pouvait pas contrôler. Et lui, avec ses airs de gars cool à qui tout réussissait, venait ébranler toutes ses certitudes et ses convictions.

Reprenant une gorgée de son breuvage, elle ne s'aperçut pas immédiatement que le beau capitaine était venu la rejoindre. Elle lui jeta un regard en coin, ne tournant pas complètement la tête.

Elle n'avait pas envie de jouer à son jeu.

« Alors Casey, des plans pour le temps des fêtes? Vas-tu retourner chez toi et me débarrasser de ton frère pour une semaine ou deux? »

Très drôle. Pas du tout prévisible et très recherché. Du Holloway tout craché.

Elle n'avait pas envie de répondre. Elle se contenta de rouler des yeux, buvant de nouveau.

Sauf qu'il venait de toucher une corde sensible. Noël était sacré pour Casey. Ça l'avait toujours été. Mais, depuis la mort de leur père, il y avait quelque chose de plus important encore au fait de se retrouver en famille. Un rare moment où la jeune femme se sentait complètement sereine, entourée des gens qu'elle aimait. Où elle n'avait pas besoin de cacher quoi que ce soit, où elle se sentait totalement en sécurité.

Pas cette année. Cole lui avait annoncé, quelques jours plus tôt, qu'il ne viendrait pas avec elle en Angleterre. Qu'il préférait éviter le temps humide du nord et rester ici. Really? That was all? La Fucknig température?

Elle s'était d'abord objectée, lui rappelant la tradition. Il l'avait rejetée du revers de la main, prétextant qu'ils étaient maintenant des adultes et qu'elle devait arrêter de s'accrocher à leurs souvenirs de gamins. Les larmes aux yeux, elle n'avait rien ajouté. Sachant pertinemment qu'il ne pensait pas ce qu'il disait.

« As you wish, dear brother...»

Elle avait donc booké un seul billet d'avion, sa valise était quasi terminée et avait écrit à sa mère et son frère pour les avertir de sa venue.

Sans s'en rendre compte, ses yeux s'étaient perdus un court instant, mélancoliques, dans ceux de Lance. Et lui, qui était-il en dehors de l'enceinte de cette école?

Elle allait lui répondre quelque chose à la hauteur de sa réplique, mais il enchaîna instantanément. Puis encore. Si la jeune femme l'avait un tant soit peu connu, elle aurait presque pu croire qu'il était nerveux. Mais, non. Pas lui.

Elle trouva drôle, d'ailleurs, qu'il lui demande où était passée sa camarade alors que celle-ci avait fanfaronné, quelques heures plus tôt dans la bibliothèque, qu'elle devait passer la soirée avec lui.

Pourquoi la mêlait-il à son histoire pour le moins pathétique avec Élisabeth?

Cay tourna la tête vers lui, le trouvant différent. Elle ne savait pas trop à quoi il jouait, mais elle préférait ce jeu-là à celui du fier coq dirigeant sa basse-cour.

- « Il est vraiment bien ton dessin, en passant... enfin ta peinture ou whatever. Ton fruit mort. »

- « On est pas toujours obligé de parler, you know. Mais, merci. Entre ton univers et le mien, il y a sûrement moyen de trouver un semblant d'équilibre, non? Du moins, juste pour ce cours-ci. Please!»

Elle ne voulait pas devenir son amie ou encore lui proposer de sortir. Elle souhaitait simplement retrouver la quiétude de ce cours qu'elle aimait tant. Elle voulait lui donner la possibilité, juste pour quelques heures, d'être différent, d'être un peu plus de cette énergie qu'elle ressentait en lui et qui la faisait vibrer.

Les élèves commençaient à retourner à leur chevalet. Casey retourna devant son oeuvre à son tour, suivit du Dragon qui reprit également sa place. Il avait ouvert la bouche, suite à son commentaire, mais s'était ravisé.

Tous assis et recommençant à peindre, la Northstar retira ses écouteurs et se pencha à son tour dans la direction de son camarade en faisant attention de chuchoter pour ne pas déranger le reste de la classe.

« This painting is awfull! ... Un peu comme cet air que tu te donnes.»

Et sans plus d'explications, elle remit ses écouteurs et se concentra sur son oeuvre.



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Lance Holloway

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Date d'inscription : 29/06/2016

MessageSujet:    Jeu 3 Jan - 23:01

Qu'est-ce que ça voulait dire au juste trouver un semblant d'équilibre entre leurs univers?? Parfois les filles avaient le don de lui faire creuser les méninges.

Non pas les filles, juste celle-ci.

Il n'était donc pas le seul à penser qu'ils vivaient dans deux mondes séparés... Sa majesté la reine d'angleterre et le croquemort, ou la princesse majestueuse et le va-nu-pied sans le sous.

La jeune fille de bonne famille et l'orphelin.

L'ange et le démon.

L'humaine et le monstre firebreather.

Ok! Assez dérapé! Reprend tes esprits Holloway!

Que penserait-elle de lui si elle savait la vérité?

Le brouhaha des étudiants qui regagnaient leur place le sortit assez de sa stupeur pour qu'il retourne à son chevalet.

Paranoïa chronique, murmura la voix de Cloé dans sa tête. Remarque, c'était mieux que maniaco-dépressif.

Il savait que Cloé le taquinait avec ça dès qu'il était un peu morose. Elle aussi n'avait pas que des bonnes journées, ça se ressentait. D'un commun accord, lorsque ses cauchemars étaient trop présents dans son esprit ou que Matthew resurgissait dans la tête et le coeur de Cloé dans les moments les plus inopportuns, ils faisaient tout pour ramener l'autre sur terre, et sain d'esprit.

Résultat, Cloé le traitait de paranoïaque et lui sortait l'attirail infaillible contre les maux du coeur: l'humour. Il était devenu un vrai fanfaron.

Mais si ça pouvait les aider à traverser cette période difficile, alors pourquoi pas citer avec passion une réplique de Cyrano ou imiter Elvis au milieu du salon?

Ils avaient également la règle du what happens dans le salon de Cloé reste dans le salon de Cloé.

Alors c'est là qu'il faisait toutes ses niaiseries.

C'est alors qu'il remarqua que Casey avait les yeux fixé sur son aquarelle et tentait de réprimer une grimace. Elle était bien trop gentille pour se moquer de son manque de talent...

« This painting is awfull! ... Un peu comme cet air que tu te donnes.»

Il se tourna vers elle l'air outré, la bouche grande ouverte.

« Serais-tu en train de ME traiter d'awful? C'est TOI l'awful.»

Maintenant, il devenait un enfant de maternelle: t'es laid, non toi t'es laide. C'était vraiment une conversation mature.

« Et puis comment tu veux qu'on dessine avec de l'aquarelle anyway? (il leva les mains comme pour pointer les autres chevalets, puis se ravisa, sachant pertinemment que Casey, elle, était très capable de peinturer comme du monde avec de la peinture à l'eau sans crayon! ) Des pinceaux ça fait même pas des lignes droites ! Donne moi une craie noire qui tache les doigts et là je pourrai te dessiner un crâne qui a de l'allure. »

Non? Même pas un petit sourire pour sa tirade trop longue et inutile?

« Nenon je suis un génie. Mon crâne a une âme de fruit il parait. Tu ressens pas les arômes poireauté qui émane de ses trous d'yeux? »

Ah ah! Un vrai sourire. Merci Casey.

Son cellulaire vibra. C'était la collante.

Il ne répondit pas. Pris une photo de son chef d'oeuvre et le lui envoya.

T'es trop talentueux chéri!! :-)

Pour la énième fois dans la même journée, il se demanda ce qu'il faisait avec cette fille là.

Il montra le texto à Casey en riant dans sa barbe.

« Tu vois. Un génie, je te dis, c'est unanime. Attend check ça. »

Il se rapprocha d'elle de façon à ce qu'il puisse tous les deux voir ce qu'il écrivait.

Devine ce que c'est?

...
Une maison?


BIPP mauvaise réponse! C'est le dessin de Hariette!

Tiens, ça c'est le mien

Et sous le regard éberlué de Casey, il prit en photo son oeuvre à elle et l'envoya à Élisabeth.

La réponse ne tarda pas à arriver.

OH MY GOD!!! Lancychou c'est magnifique!!

Suivi d'un million de coeurs.

Il leva les yeux vers Casey. « J'avais raison finalement, lui dit-il avec un sourire en coin. C'est toi le génie ».

Au même instant, Élisabeth entrait en trombe dans la pièce. en le voyant, elle lui jeta un regard noir. Bon. Qu'est-ce qu'il avait fait encore? C'était juste une blague! Il n'y avait pas de quoi crier au meurtre.

Était-ce à cause de la grande proximité qu'il partageait avec Casey? Oups.

« Hey t'étais loin toi. Depuis quand tu sèche les cours? »

« On a une date ce soir, tu te souviens? », lui répondit-elle en se collant à lui.

Wait. Wasn't she mad?

« C'est quoi le rapport? Ça te prend (il regarda sa montre) huit heures pour te préparer? »

« hahaha t'es tellement con ». Elle se collait sur lui de plus en plus. Qu'est-ce qu'il lui prenait, elle était pas comme ça d'habitude. Enfin, pas si pire que ça ! Elle s'était délibérément placée dos à Casey, et elle n'était jamais si démonstative habituellement, comme si elle faisait un show.

« Ah ok. Je comprend là, dit-il en la repoussant un peu. Tu es jalouse. »

Il souriait bêtement, il en était sûr. Ça lui faisait quelque chose qu'elle soit jalouse de Casey.

« Ben non tu dis n'importe quoi! Je sors de chez l'esthéticienne, je suis toute prête pour notre date et quand j'ai vu l'heure je me suis dit que j'avais le temps d'assister à la moitié du cours! ».

Elle l'embrassa avec beaucoup trop d'emphase, puis poursuivit: « je ne manquerai pas un instant que je pourrai passer en ta compagnie Lancy. »


Ouah. Elle disait ça comme s'ils étaient un couple. Et c'était quoi ces surnoms débiles?

Ça y'est, c'était décidé.

Il fallait qu'il s'en débarrasse.

Who cares? Casey était prise anyway...
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Casey A. Philips

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Messages : 37
Date d'inscription : 25/01/2012

MessageSujet: Re: Classe #403   Ven 4 Jan - 0:17

Une fois de plus, le roi de la rigolade tournait tout en dérision.

Silencieuse, les bras croisées, le regardant faire les fanfarons, Casey laissa échapper un soupir sonore tandis qu'il pleurnichait sur son manque de talent avec l'aquarelle... Et le fusain.

Elle réprima son envie de rire à une ou deux reprises, ne voulant pas lui donner trop de crédit (et parce qu'elle devait se l'avouer, elle n'aimait être l'élément perturbateur d'un cours).

Son regard perpexle, lorsqu'il sorti son cellulaire pour prendre les oeuvres en photo, la rendit légèrement mal à l'aise.

De un, Cay ne montrait jamais ses dessins. Encore moins lorsqu'ils n'étaient pas terminés. C'était son univers, sa manière de s'évader (et il faut dire qu'il y avait trop souvent des références à sa vraie nature dans toutes ses oeuvres). Alors, pas question de le partager avec qui que ce soit.

En temps normal, elle lui aurait reproché son manque de civisme et lui aurait demandé de supprimer l'image sur le champs. Sauf que la jeune femme était figée sur place. La proximité que le beau Dragon venait de mettre entre eux la rendait totalement mal à l'aise.

Il sentait bon. Rien de trop prenant, contrairement à ce à quoi elle se serait attendue. Son visage, de plus près et bien qu'elle n'aie que le profil, était encore plus beau (si c'était possible) à cette distance. Tout était symétrique, à sa place, au meilleur de soi-même. Et ce sourire...

Cay eut un soubresaut lorsqu'Élisabeth fit irruption dans la classe.

Fuck.

Les dernières secondes lui semblaient comme un terrible black out dans lequel elle s'était beaucoup trop laissée aller. Est-ce que Lance l'avait remarqué? Sans doute que non. Et heureusement.

Mais, à quoi jouait sa camarade à papillonner ainsi autour du jeune homme? Un regard provocateur dans sa direction lui confirma son appréhension. Elle était en pleine scène de jalousie!

Really? Elle? Casey Philips la voleuse de petit ami?

Ayant attiré l'attention de pas mal toute la classe avec son manège, Élisabeth était en train d'essayer de faire passer Casey pour une de ses filles sournoises qui jouaient à des jeux de séduction sans aucune limite.

Non. Elle n'avait clairement pas besoin de se titre en plus de tous les autres. Elle refusait de jouer à se jeu.

Devenant plus mal à l'aise que jamais, Casey entreprit machinalement de ramasser ses effets, reprenant sèchement ses pinceaux du chevalet de Lance.

《 Je crois que ta petite amie se fera un plaisir de te fournir tout ce dont tu as besoin. 》

Elle faisait dans les jeux de mots, maintenant!? Son ton avait été un peu plus sec qu'elle ne l'aurait voulu. Après tout, pourquoi ressentait-elle cette... Cette... Jalousie?

Elle traversa la classe sans un regard pour personne en s'excusant à la professeure, au passage, pour le dérangement, puis quitta.
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